Le cancer de la prostate est aujourd’hui l’un des cancers les plus surveillés… et l’un des plus biopsiés. Entre le PSA qui monte, l’IRM qui interroge et les séries de prélèvements répétés, le suivi peut vite devenir lourd pour les patients comme pour les urologues. D’où l’attrait croissant pour un concept qui fait rêver la communauté : la biopsie liquide prostate, c’est-à-dire la possibilité de lire l’état de la tumeur dans un simple tube de sang ou d’urine, sans repasser systématiquement par la case aiguille.
Au cœur de cette biopsie liquide prostate, on retrouve les microARN (miRNA), de tout petits fragments d’ARN capables de refléter la biologie réelle de la tumeur : agressivité, risque de progression, réponse aux traitements. Une revue majeure publiée en janvier 2026 dans la revue Cells fait le point sur ces microARN circulants et sur la manière dont ils pourraient, à terme, transformer la prise en charge du cancer de la prostate, de la surveillance active aux formes avancées. Cet article propose d’en décrypter les messages clés et d’en tirer les implications concrètes pour la pratique urologique.